Le ciel contait des romanceros
aux étoiles, à la mer.
Les rues calmes
avaient le bleu des mains innocentes.
Il faisait un temps d’obédience, d’enfance grave :
« Trois fois passera…
c’est la dernière qui restera…
Au prochain tour, qui restera…
Entre la bague des deux bras, qui restera… »

Qui restera pour retenir les bateaux ivres qui partent ?
Qui restera pour éteindre les lumières du soir
au jour nouveau qui se lève et s’assoit ?
C’est la dernière qui restera…
Nombreuses nuits d’arbres fleurissent en poèmes,
malgré l’ébène silence des algues.
Nombreuses nuits d’arbres gravent la mémoire
d’une femme comme une lampe brillante
sur la table,
comme de l’eau qui fait verdir la savane.
Le désert, vert pâturage,
est l’œuvre de cette rivière impalpable
qui coule toujours après mes pas.
C’est toi qui donnes à mon arc le passage,
comme la lune aux étoiles son visage,
comme à mes yeux les larmes de tes larmes,
comme à mes pieds les chemins de ton chemin.
« Je regarde, galerie,
la Lune avec le Soleil…
Qui est-ce qui pivote mieux ?
Les deux ! »




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